Biographie d’Henri Roger Durand
Enfance et formation
Henri Roger Durand est né en 1926 à Saint-Bonnet-de-Bellac non loin de Limoges. Jeune homme, son talent et son attrait pour l’art l’amène rapidement à vivre Paris.
De 1941 à 1944, il suit trois années de sculpture sur bois dans la prestigieuse école Boulle. Il obtient son certificat en 1944 mais les étudiants ne parviennent pas à réaliser leur dernière année d’études à cause de la guerre.
Carrière artistique
De 1944 à 1951 Durand intègre « La Ruche », un hameau d’artistes au coeur de Montparnasse appelé « la Villa Médicis des pauvres ». Il participe à des expositions aux cotés de Chagall et Léger. Ses années au sein de ce collectif lui permettront de vivre pleinement pour son art.
La galerie de Berri qui soutenait activement ce lieu a présenté de nombreuses fois ses sculptures, dessins, gravures et peintures. S’éloignant petit à petit des souvenirs de guerre, l’artiste épure son oeuvre. Il aime les couleurs raffinées : ocres, gris, blancs, noirs.
« Expressionniste, lyrique, il s’achemine progressivement vers une rigueur de construction qui aboutira au choix de deux composantes : verticales et horizontales » publie le journal Provençal en 1975.
En 1952 il participe au Salon des Indépendants mais Paris l’éteint à petit feu. Il a l’intuition que sa vie d’artiste doit prendre un nouveau tournant. Il souhaite plus de sincérité dans son travail en s’affranchissant des « modes » de la capitale. C’est pourquoi il décide d’aller vivre à Saint-Rémy-de-Provence comme l’a fait Vincent Van Gogh quand il eut besoin de retrouver sa plénitude.
En 1969 il décide d’ouvrir sa propre galerie « Les tavelles » et ce lieu lui permettra de rencontrer de nombreuses personnes. Il apprécie tout autant être artiste que travailleur du monde de l’art.
Henri Roger Durand était un sage et un contemplatif, avide de perfection mais sans artifice. C’était un homme qui ne se manifestait pas souvent, il travaillait en solitaire dans son atelier loin des mondanités. Un jour il dit à l’un de ses élèves : « La facilité est le plus beau talent à condition de ne pas s’en servir ».
Reconnaissance et postérité
Henri Roger Durand a beaucoup exposé de son vivant mais sa personnalité discrète et hors des conventions du monde de l’art ont fait de lui un artiste injustement reconnu.
En 1947, il expose dans la galerie de Berri au sein de l’exposition « La Ruche d’hier et d’aujourd’hui ». Dans les années 50 il participe à des salons : Salons régionaux (Corbeil, Villeneuve St Georges, etc.) et le Salon des indépendants en 1952.
En 1976 il expose avec le groupe « Les Tavelles » à Aix-en-Provence dans la galerie des Maîtres Contemporains. Puis une une exposition retrospective est organisée, retraçant l’ensemble de son oeuvre de 1944 à 1976 à Draveil, c’est la dernière fois que ces travaux sont montrés au public