ELISABETH DUJARRIC

(1929-2005)

L’INSOUMISE DE LA PEINTURE MODERNE

Elisabeth Dujarric étudie l’art à Paris au sein de l’académie Julian et de l’académie de la Grande Chaumière tout en suivant des études d’histoire de l’art à la Sorbonne. 

En 1956, elle intègre la mythique cité d’artiste La Ruche à Paris. Cette dernière, menacée de destruction, est sauvée par Elisabeth qui fonde une association de sauvegarde qui sera présidée par Chagall. 

Elle fait partie du mouvement de la Jeune Peinture initié par Paul Rebeyrolle dont elle est très proche. Des artistes rebelles qui remettent en question la modernité, l’abstraction, la conceptualisation pour mieux réinventer la figuration. 

De 1954 à 1961 elle participe au Salon de la Jeune Peinture au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. En 1957, elle remporte le prix et devient une figure de ce mouvement. 

En 1967, elle intègre la galerie Claude Levin, galerie de réputation internationale gérée par Georges Detais. Il lui organise une exposition personnelle, « Tête à Tête », en mai 1968 à Paris. Cette période troublée empêche le bon fonctionnement de l’exposition et fragilise la galerie.

En 1969, quatre gravures de Dujarric entrent au cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale de Paris.

A partir des années 70, ses peintures résultent de l’observation indiscrète du sujet. Des corps épiés dans l’intimité, des visages démesurément grossis, des visions autobiographiques obsessionnelles. Elisabeth Dujarric identifie ses tableaux au dos de la toile mais ne les signe que rarement sur la face.

Aujourd’hui, certaines de ses œuvres ornent l’église de Saint-Sulpice d’Excideuil, là ou elle a fini sa vie. On peut notamment y voir une grande Crucifixion.

Le mouvement de la Jeune Peinture des années 1950, injustement oublié par l’histoire de l’art Français, reste à redécouvrir, tout comme Elisabeth Dujarric qui en est une figure inestimable.