Anouk est née en 1949 au Cellier en Loire Atlantique. Son enfance est marquée par la nature qui l’entoure. Fascinée par la forêt, les chemins verts sont le théâtre de ses rêveries et construisent son imaginaire. 

En parallèle, elle reçoit une éducation stricte et se rend assidument à l’église « Saint-Martin du Cellier » dont elle garde des souvenirs émus.  

Avec une forme de simplicité candide, elle se rappelle les couleurs ocre, la lumière, la fraicheur des lieux et les moments de spiritualité partagée. 

À partir des années 1980,  Anouk devient galeriste. Dotée d’une sensibilité peu commune et d’un regard acéré, elle défendra de nombreux artistes à la galerie Charvet . Elle sera d’ailleurs l’une des premières à soutenir et vendre les oeuvres de l’immense Zao Wou-Ki.

Avec voracité, elle se nourrit de tous les artistes qu’elle représente. Elle transmet leur vision au public, livre ses émotions avec une ardeur communicative et une grande sincérité.

Anouk est entièrement tournée vers les autres, elle s’y dévoue corps et âme. Exaltée par son propre effacement, elle trouve sa place, son équilibre.

Dans une discrétion totale, elle peint, dessine et imagine des installations. Elle dévalorise volontiers son travail. Elle n’en voit ni la qualité ni la force. Pourtant sa production est d’une grande richesse expressive et d’une intensité hors du commun. 

Autodidacte, Anouk se laisse entièrement guider par son instinct et ses émotions. Les supports de ses errances émotionnelles sont de vieux papiers, des couvertures de livres usées par le temps. Elle ressent une affinité forte avec ces matériaux brinquebalés.

Elle aime et choie ce qui est fragile, cassé, rabougri. Ce que beaucoup considère comme un déchet, pour elle, c’est un trésor ! 

Dans ses travaux, on retrouve la coexistence de deux éléments qui ont marqué son enfance : la nature et le religieux. Émane alors de son œuvre une dimension mystique. 

D’autre part, ses voyages aux Etats-Unis ont été une source d’inspiration infinie. Captivée par les croyances et coutumes des indiens d’Amérique, l’oeuvre d’Anouk entre en résonance avec les objets rituels qu’elle contemple.