En 1970, elle retrouve son mari en France, exilé deux ans auparavant. Très vite, la ville de Paris lui met à disposition un atelier. Elle se consacre alors pleinement à la peinture et à la sérigraphie qu’elle diffuse, entre autre, avec les éditions « La tortue ». L’artiste participe à de multiples reprises aux très prestigieuses Foires de Bâle et aux Foires Internationales d’Art à Paris, Washington et New York.
Grande spécialiste des estampes, elle utilise une technique unique et personnelle pour la réalisation des dégradés. Il s’agit d’un élément fondamental de sa recherche artistique. Le raffinement chromatique et tonal est évident. Les formes géométriques, à la fois simples et virtuoses, sont emplies de couleurs aux nuances obsédantes et de motifs entêtants.
Par ailleurs, on retrouve dans l’œuvre de Maria une dimension sacrée et spirituelle qui se manifeste le plus souvent pas un travail remarquable sur la lumière.
À partir des années 1980, Maria abandonne la sérigraphie et l’art optique pour se consacrer à un travail pictural proche des peintres Antonello de Messine et Jan Van Eyck dans la technique avec une dimension très contemporaine dans le traitement des compositions. Elle réalise également des natures mortes, avec des jeux de lumière fascinants et des objets rêvés inertes.